J'ai fait un rêve étrange et pénétrant
D'une douce amitié aux amers accents.
Tant de bonheur et de plaisirs insouciants
Soudain anéantis à jamais en un seul instant ;
Et en un chaos sans retour,
De ténébres éternelles
Sans appel .
Mon rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas, cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des animés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues
Paul Verlaine
Commentaires
Tu es sorti en boîte ?
Moi aussi je t'ai lancé un petit défi sur mon blog, si ça te tente évidemment.bisous
beau montage sur des mots...qui ne te ressemblent pas...
Très jolies photos, Lumi, et un début de poème à la Nerval :
J'ai fait souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue et que j'aime et qui m'aime
Et qui n'est chaque fois ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend .
Car elle me comprend.....J'ai oublié la suite hélas....mais c'est très beau !
Quel sens donnes-tu à ton point-virgule ? Bisous
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